Président du jury
Marcel Cuvelier
, °1899 - 1959
En savoir plus
Yvonne Astruc
En savoir plus
Vladimir Avramov
Bulgarie (Rép.), °1909 - 2007
En savoir plus
Oskar Back
Hongrie (Rép.), Pays-Bas, °1879 - 1963
Oskar Back était un violoniste et professeur néerlandais, d’origine hongroise. Il étudia aux Conservatoires de Vienne et de Bruxelles (avec Eugène Ysaÿe et César Thomson), et enseigna au Conservatoire de Bruxelles de 1910 à 1918. En 1919, il s’installa aux Pays-Bas, et se distingua comme violoniste du Concertgebouw Orchestre d’Amsterdam, sous la direction de Mengelberg, pour le mémorable festival Mahler de 1920.

Oskar Back se consacra principalement à l’enseignement, tout d’abord avec des cours privés puis, plus tard, au Muzieklyceum d’Amsterdam et au Conservatoire de Rotterdam. Il fut le professeur des plus grands violonistes et chefs d’orchestre néerlandais, parmi lesquels nous pouvons citer Herman Krebbers, Theo Olof, Willem Noske, Jo Juda, Emmy Verhey et Jean-Louis Stuurop ; il enseigna aussi à des étudiants étrangers, comme Alma Moodie.

La Fondation Oskar Back fut fondée après sa mort, dans le but d’assister les jeunes violonistes néerlandais. Elle organise un concours national de violon tous les deux ans.
  • Biographie
En savoir plus
René Benedetti
En savoir plus
Gioconda de Vito
Italie, Grande-Bretagne, °1907 - 1994
La violoniste anglaise - italienne de naissance - Gioconda de Vito étudia le violon à Pesaro aux côtés de Attilio Crepax et de Remy Principe, puis plus tard à Rome avec Principe. En 1932, elle remporta le concours international de violon à Vienne, qui la mena à de remarquables apparitions en public, et à sa nomination en tant que professeur de violon à l'Academia di Santa Cecilia de Rome. Elle consacra une grande partie de son temps à l'enseignement, jusqu'en 1945, puis partit à Londres en 1947 pour des enregistrements. Son début à Londres eut lieu en 1948 avec le London Philharmonic Orchestra ; elle se maria en 1949 et s'installa définitivement en Angleterre. Elle forma un duo remarqué avec le pianiste Tito Aprea, et enregistra avec Yehudi Menuhin et Edwin Fischer.

Jusqu'à sa rentraite en 1961, Gioconda de Vito fut largement félicitée pour avoir atteint un mélange presque parfait entre un technique experte et une imagination poétique dans les œuvres majeures du répertoire classique pour violon, notamment Bach, Mendelssohn et Brahms. Le Concerto pour Violon de Ildebrando Pizzetti (1945) fut écrit pour elle. Elle jouait sur un Stradivarius de 1723 (le Toscan), prêté par l'Academia Santa Cecilia, et duquel elle tirait une son exceptionnellement clair et riche, comme le prouvent ses nombreux enregistrements.
  • Biographie
En savoir plus
Zino Francescatti
France, °1902 - 1991
D'origine italienne, le violoniste Zino Francescatti est né à Marseille en 1902. Son véritable nom était René-Charles Francescatti. Ses deux parents étaient violonistes, et son père - René - avait été l'élève de Paganini. Le jeune Francescatti interpréta le Concerto No. 1 pour violon de Paganini pour son début officiel, à Paris en 1925.

A cette date, il était déjà un interprète expérimenté. Il donna son premier concert à 5 ans, et joua le Concerto pour violon de Beethoven à l'âge de 10 ans. A la fin de son adolescence, il donnait déjà des concerts réguliers, et peu après son arrivée à Paris en 1924, il forma un duo avec pas moins que Maurice Ravel, et s'embarqua pour une tournée internationale. Dans les années 1920 et 1930, Francescatti parcourut le monde, bien qu'il ne fit ses débuts aux Etats-Unis qu'en 1939, une fois encore avec le Concerto No. 1 de Paganini, accompagné de l'Orchestre Philharmonique de New York.

Malgré son goût pour Paganini, Zino Francescatti était plus identifié comme un artiste élégant et naturel, que comme un virtuose éblouissant. Plus tard dans sa carrière, il tourna et enregistra en duo avec le pianiste français Robert Casadesus - dont le jeu était aussi décrit comme élégant et fluide. Ils enregistrèrent l'intégrale des sonates pour violon et piano de Beethoven, des œuvres lyriques allant parfaitement à leur style de jeu. Vivant à New York mais retournant régulièrement en France où il se produisait et enseignait, Francescatti enregistra de nombreuses œuvres majeures du répertoire, notamment le concerto de Beethoven avec l'Orchestre Symphonique de Columbia sous la direction de Bruno Walter. Zino Francescatti prit sa retraite en 1976, et vendit son Stradivarius à Salvatore Accardo. En 1987, il utilisa une partie de la recette pout établir une fondation d'éducation et un concours de violon dans la ville d'Aix-en-Provence.
  • Biographie
En savoir plus
Henry Gadeyne
Belgique, °1894 - 1965
Henry Gadeyne (1894-1965) studeerde privé bij J. Smit, leraar aan het Koninklijk Conservatorium Gent. Hij speelde 1ste viool in het orkest van de Winterconcerten te Gent (1909-1940), in het orkest van het Kursaal te Oostende en in de Koninklijke Opera Gent. Tijdens de Eerste Wereldoorlog was hij violist-solist in de Symphonie de l’Armée de Campagne (Corneil de Thoran). Na de oorlog soleerde hij in België, Frankrijk en Groot-Brittannië. Hij werd leraar viool aan het Stedelijk Conservatorium in Oostende (1921-1965) en aan het Koninklijk Conservatorium Gent (1922-1959). Daar vormde hij o.m. G. Maes (virtuositeitsdiploma, 1935), O. Devriendt (1935), J. Clarysse en J.-P. Muller (HD, 1940), C. Clarysse (1937); R. van Elslande (1938), P. Dequeker (1939), R. de Bosscher (HD, 1949), A.-M. Rousseau (HD, 1950) en N. Lacombe (1955).
  • Biographie
En savoir plus
Ivan Galamian
, °1903 - 1981
Ivan Galamian (1903-1981) was an American violinist and teacher of Armenian parentage. After studying with Konstantin Mostras at the School of the Philharmonic Society in Moscow (1916-22), and with Lucien Capet in Paris (1922-23), he made his Paris debut in 1924. He moved to the USA in 1937 and was appointed to the Curtis Institute in 1944 and the Juilliard School of Music in 1946. During the summer he taught at the Meadowmount School of Music which he founded in 1944. In 1965 he was made an honorary member of the Royal Academy of Music London, and he held honorary doctorates from Oberlin College and the Curtis Institute. In 1966 he received the Master Teacher Award of the American String Teachers Association.

Ivan Galamian's success as a teacher was remarkable. For four decades his students were among the laureates of every major international competition; some became virtuosos, while others belong to leading string quartets, occupy teaching posts, or are orchestral leaders. His approach was analytical and rational, with minute attention to every technical detail. His method embodied the best traditions of the Russian and French schools (particularly of Capet's Art of Bowing). However, he rejected the enforcement of rigid rules and developed the individuality of each student. Mental control over physical movement was, in his opinion, the key to technical mastery. He published Principles of Violin Playing and Teaching (with E.A.H. Green, 1962), Contemporary Violin Technique (with F. Neumann, 1962) and edited many violin works. He played a Nicolò Amati of 1680, the 'ex-Walton'.
  • Biographie
En savoir plus
André Gertler
Hongrie (Rép.), °1907 - 1998
André Gertler fut l'un des violonistes majeurs du XXème siècle dont l'intonation assurée, la technique imposante et la perspicacité dans l'interprétation lui donnèrent une place à part parmi ses contemporains. Il aurait sans doute pu être davantage connu s'il ne s'était pas dédié autant à la musique contemporaine : il joua toutes les œuvres pour violon de Bartók, donna plusieurs concerts de musique de chambre avec le compositeur lui-même ; il interpréta aussi les concertos d'Hindemith et de Berg, à une époque où ces trois compositeurs n'étaient pas encore établis aux yeux du grand public. Plus risqué encore, il creusa dans des terrains encore plus incertains, en créant des œuvres d'Alexandre Tansman, Lars-Erik Larsson, Niels Viggo Bentzon, Matyas Seiber, et d'autres compositeurs moins connus. Cependant, son répertoire incluait aussi des œuvres plus habituelles, telles que des concertos de J.S. Bach, Tartini, Mozart, et Beethoven, ainsi qu'un nombre important des classiques de la musique de chambre. Grâce à un intérêt renouvelé pour la carrière de Gertler à la fin du XXème siècle et au début du XXIème, plusieurs de ses enregistrements non publiés ont été repris par d'importants labels tels que Hungaroton et Supraphon.

André Gertler est né à Budapest (Hongrie), en 1907. De 1914 à 1925, il étudia à l'Académie Franz Liszt, où ses principaux enseignants furent les violonistes virtuoses Jenö Hubay et, pour les leçons de composition, Zoltán Kodály.

En 1920, il commença à donner des concerts en Europe, de temps en temps pour accompagner Bartók. Tous les deux jouèrent régulièrement ensemble de 1925 à 1938, interprétant une grande partie du répertoire en duo. Pendant cette période - et pendant une grande partie de sa carrière - André Gertler collabora aussi avec sa femme, la pianiste Diane Andersen. En 1928, il s'établit à Bruxelles et, trois ans plus tard, y fonda un quatuor à cordes éponyme, qui demeurera actif jusqu'en 1951.

Dans la deuxième moitié de sa carrière, il exerça en tant que professeur : à partir de 1940, il enseigna à la faculté de musique du Conservatoire de Bruxelles ; puis il exerça à la Staatliche Hochschule für Musik de Cologne (1954-1959), et enfin à la Hochschule für Musik und Theater de Hanovre, après 1963.
  • Biographie
En savoir plus
Arthur Grumiaux
Belgique, °1921 - 1986
Arthur Grumiaux est considéré comme l'un des grands violonistes virtuoses de l'école franco-belge du XXème siècle. Ses accomplissements furent superbes malgré une vie relativement courte ; il combinait une maîtrise technique, une fidélité aux intentions du compositeur et une sensibilité face aux contours complexes de la structure musicale dans ses performances. Sa réputation fut construite sur d'incroyables performances des concertos pour violon, et ses apparitions en formation chambriste, avec son propre Trio Grumiaux.

Arthur Grumiaux naquit à Villers-Perwin (Belgique) en 1921, dans une famille d'ouvriers. Son grand-père le poussa à commencer la musique alors qu'il n'avait que 4 ans. Il étudia le violon et le piano avec Fernand Quintet au Conservatoire de Charleroi, où il gagna son premier prix à l'âge de 11 ans. L'année suivante, il poursuivit ses études aux côtés d'Alfred Dubois au Conservatoire Royal de Bruxelles, où il étudia aussi le contrepoint et la fugue avec Jean Absil. Il reçut sa première récompense importante à l'âge de 20 ans, gagna les prix Henri Vieuxtemps et François Prume en 1939, et le Prix de Virtuosité de la part du Gouvernement belge en 1940. Pendant cette même période, il travailla la composition lors de cours privés à Paris, avec Georges Enesco (professeur de Menuhin). Il fit ses débuts en Belgique, avec l'Orchestre Philharmonique de Bruxelles, et en interprétant le Concerto de Mendelssohn ; puis en 1945 avec l'Orchestre Symphonique de la BBC.

L'invasion allemande de sa terre natale causa une courte période de vide dans sa carrière : pendant ce temps, il joua avec de petits ensembles de manière privée, et refusa toute performance publique. Ne se préoccupant pas de ce petit contretemps dans l'avancement de sa carrière internationale, il ne mit pas longtemps à la lancer et, rapidement, à la développer. Peu après ses débuts anglais, il fit ses premiers pas dans l'Académie de Belgique, juste avant d'être nommé professeur de violon au Conservatoire Royal où il avait étudié auparavant. Là, il insista sur l'importance du phrasé, de la qualité du son, et du haut niveau de technique à acquérir dans cet art.

Les interprétations d'Arthur Grumiaux ont été regroupées dans près de 30 enregistrements, presque tous pour Philips, bien que son nom ait aussi été vu chez les labels EMI, Belart et Music&Arts. Ces enregistrements reprennent en général des pièces de Bach, Beethoven, Brahms, Mozart et Schubert, et incluent parfois des œuvres de Ravel et Debussy. L'une de ses grandes joies dans sa vie de musicien était de travailler avec la pianiste Clara Haskil. De temps en temps, les deux musiciens échangeaient leurs instruments pour trouver des perspectives et une relation différentes. A la mort de la pianiste, d'une chute dans une gare alors qu'elle était en route pour un concert avec Grumiaux, il ressentit son absence non seulement au niveau professionnel, mais aussi au niveau personnel.

En plus de ses interprétations en soliste, il a enregistré les Quintets de Mozart avec l'Ensemble Grumiaux, et plusieurs autres œuvres avec le Trio Grumiaux composé du coupe hongrois Georges Janzer (violon) et Eva Czako (violoncelle). Cette carrière pleine de succès lui valut une reconnaissance royale : en 1973, il reçut le titre de Baron par le Roi Baudouin pour ses services à la musique - titre partagé avec Paganini. Malgré une lutte contre le diabète, il maintint un emploi du temps rigoureux, rythmé par les enregistrements et les concerts, essentiellement en Europe de l'ouest, jusqu'à ce qu'il soit emporté par une congestion soudaine, à Bruxelles, en 1986. A l'âge de 65 ans, il laissa derrière lui le souvenir d'un musicien fort et élégant.
  • Biographie
En savoir plus
Yehudi Menuhin
Grande-Bretagne, Suisse, °1916 - 1999
Yehudi Menuhin naquit à New-York de parents russes et juifs, et fit ses débuts à l'âge de sept ans aux côtés de l'Orchestre Symphonique de San Francisco, en interprétant la Symphonie espagnole de Lalo. Il donna un récital à New York l'année suivante. Il fit des débuts mémorables à Paris et au Carnegie Hall à onze ans, à Berlin à douze ans et à Londres à treize ans. Il se lança ainsi à un très jeune âge dans une carrière qui, dans les décennies suivantes, l'emmènerait dans le monde entier aux côtés des plus grands chefs et orchestres. En plus de sa réputation de musicien exceptionnel, il fut aussi reconnu pour son humanisme engagé, illustré par son travail auprès des jeunes, son intérêt pour la coopération internationale, et pour toutes les causes dont il se sentait proche et touché.

Il réalisa un premier voyage en Inde en 1952, invité par le Premier Ministre Pandit Nehru, au cours duquel il fit la connaissance de Ravi Shankar et développa une profonde admiration envers ce dernier et la musique indienne. Ils donnèrent de nombreux concerts ensemble, et enregistrèrent plusieurs disques qui se vendirent par millions ; les recettes de tous les concerts donnés lors de cette tournée en Inde furent reversées à des causes caritatives. En 1960, il reçut le Nehru Peace Prize for International Understanding. Un trentaine d'années plus tard, en 1992, il fut honoré du titre d'Ambassadeur de Bonne Volonté à l'UNESCO.

En reconnaissance des nombreux concerts données pour les Forces Alliées pendant la Deuxième Guerre Mondiale - il s'envolait vers les États-Unis dès qu'il trouvait une place dans un avion militaire - Yehudi Menuhin reçut de nombreuses récompenses, notamment la Légion d'Honneur et la Croix de Lorraine en France, l'Ordre du Mérite en Allemagne, l'Ordre Léopold et l'Ordre de la Couronne en Belgique, la Médaille d'Or de la Royal Philharmonic Society de Londres et, en 1995, la Grande Croix de l'Ordre du Mérite Civil en Espagne. La Reine Elizabeth II lui conféra le titre de Chevalier en 1965, et lui accorda l'Ordre du Mérite en 1987, suivi d'un anoblissement à vie sur la liste des Honneurs lors de l'anniversaire de la Reine, en 1993.

Yehudi Menuhin fut Docteur Honoraire de près de 30 universités de différents pays, notamment celles d'Oxford, Cambridge, St Andrew's et la Sorbonne. Il fut aussi Citoyen des villes de Édimbourg, Bath, Reims et Varsovie, et reçut les Médailles d'Or des villes de Paris, New-York et Jérusalem. Il fut de plus le premier occidental à être nommé Professeur Honoraire du Conservatoire de Beijing, comme reconnaissance de ses concerts en Chine, et de ses efforts pour aider de nombreux jeunes violonistes chinois à continuer leurs études en Occident.

En 1963, il accomplit l'une de ses plus grandes ambitions : créer un pensionnat pour de jeunes musiciens prometteurs, ouvert aux enfants à partir de sept ans, et sur le modèle de l’École Centrale de Moscou où les étudiants recevaient leur éducation scolaire et un enseignement musical sous le même toit. De nombreux élèves de l’École Yehudi Menuhin - désormais officiellement associée à son équivalent moscovite - ont décroché des bourses universitaires. En 1977, il fonda l'Académie de Musique Internationale Menuhin pour les jeunes musiciens (d'instruments à cordes) à Gstaad (Suisse) - qui était alors le lieu du Festival de Musique Menuhin, dont il fut le directeur artistique pendant 40 ans, et grâce auquel il gagna la citoyenneté suisse.

Yehudi Menuhin réalisa son premier enregistrement à l'âge de douze ans et, un an plus tard, commença un long partenariat avec HMV/EMI, pour qui il continua à enregistrer pendant de nombreuses années. Il travailla aussi avec Deutsche Grammophon (notamment pour l'enregistrement de l'intégralité des Sonates de Beethoven avec Wilhem Kempff), et dirigea plusieurs œuvres orchestrales pour Philips, Virgin, Nimbus et bien d'autres labels. Un grand nombre de ces premiers enregistrements ont été réédités à l'occasion de ses 75ème et 80ième anniversaires par Biddulph Recordings, et IMG Records produisit un coffret regroupant les Symphonies complètes de Beethoven, interprétées par le Sinfonia Varsovia sous la baguette de Menuhin.
  • Biographie
En savoir plus
Philip Newman
Grande-Bretagne, °1904 - 1966
Philip Newman naquit à Manchester. Son père, Harris Newman, était cantor à la Grande Synagogue de Manchester. Originaire de Lodz (Pologne), il était considéré comme l'un des plus grands cantors de son époque, aussi doué en tant que chanteur qu'en tant que musicien. La soeur de Philip, Pearl, et son frère Montague, avaient eux aussi un don pour la musique. Philip devint l'élève de Brodsky au Royal Manchester College of Music - il y entra en 1917 âgé de 13 ans, et en ressortit en 1920 sans avoir obtenu de diplôme.

En 1924, Brodsky lui conseilla de se présenter au Conservatoire de Bruxelles afin d'étudier avec Albert Zimmel, le premier assistant d'Eugène Ysaÿe. Après seulement un an, il y remporta le Premier Prix de Violon avec les notes optimales, et tous les compliments du jury, alors qu'il avait joué le Concerto en fa dièse mineur Op. 23 de H. W. Ernst, réputé pour sa grande difficulté. Pendant son séjour à Bruxelles, il étudia aussi avec les violonistes Henri van Hecke et Cesar Thomson. A cette époque, il se lia d'amitié avec Antoine, le fils d'Eugène Ysaÿe, qui lui demanda d'interpréter la Sonate No. 4 pour violon seul de son père ; mais Newman refusa, disant qu'il ne se sentait pas prêt à jouer pour un homme qui, dès son plus jeune âge, avait été considéré comme le « violoniste suprême ». Six ans plus tard, Antoine devint l'agent de Newman.

Philip Newman vécut à Berlin de 1928 à 1932, afin d'étudier avec Willy Hess, qui était alors le plus grand violoniste allemand, et qui avait été l'élève de Joseph Joachim. Là, il fit l'apprentissage d'un style bien différent de celui de l’École belge dont il était devenu un pur produit. A Berlin, il fut confronté à l'exceptionnel niveau de culture musicale, et Newman projeta donc de partir étudier dans d'autres conservatoires avec Henri Marteau puis Ottokar Sevcik après son cursus auprès de Hess ; mais ce projet ne put jamais se concrétiser.

En 1931, Philip Newman se rendit dans la maison des Ysaÿe, alors qu'Eugène Ysaÿe était mourant. En montant les escaliers, il s'empara de son violon et interpréta cette quatrième sonate du Maître - dédiée à Franz Kreisler - qu'il rechignait tant à jouer quelques années auparavant. Les dernières notes qu'entendit Ysaÿe furent celles jouées par Newman. Les dernières paroles qu'il prononça furent, elles aussi, adressées à Newman : « Magnifique ... mais le finale ... un peu trop rapide ... ». Lors de l'enterrement d'Ysaÿe, Newman prit les cordes de son violon, et les attacha autour d'une couronne qu'il déposa sur la tombe.

Le premier grand récital de Philip Newman eut lieu dans sa ville natale - Manchester - au milieu des années 1920. Son père loua le Free Trade Hall de la ville à cette occasion. Cependant, son premier concert de grande envergure eut lieu à Ostende : il y interpréta le Concerto pour Violon de Beethoven. Pour quelque raison inexplicable, ses débuts anglais officiels avec orchestre n'eurent lieu qu'en 1935, au Free Trade Hall de Manchester une fois encore.

En 1951, Philip Newman commença son long service en tant que membre du jury au Concours Reine Elisabeth - qui avait remplacé le Concours de Violon Eugène Ysaÿe. Pendant plusieurs années, il fut aussi l'un des juges du Concours de Violon Tchaïkovski de Moscou, où il représentait le Conseil Britannique. En 1937, Philip Newman fut présenté à S.M. La Reine Elisabeth de Belgique, et devint son professeur de violon attitré. Pendant plusieurs années, la Reine avait consacré beaucoup de temps à l'étude du violon et avait joué en privé avec de nombreux musiciens distingués. Elle aidait beaucoup le monde artistique, et accompagnait des violonistes accomplis. En 1964, la Reine travailla à la fondation du Symphonicum Europaea avec de grands musiciens tels que Casals, Stravinsky, Schweitzer et Newman. La Reine assista à la plupart de ses concerts, et lui offrit un archet monté en or par le fameux archetier François Tourte - l'un des plus réputés. Cette longue association avec la Reine Elisabeth s'acheva à sa mort, en 1965.

En 1942, Philip Newman se réfugia au Portugal et, arrivé à Lisbonne, devint le premier professeur de violon étranger à l'Académie Nationale de Musique. Pendant ce long séjour dans cette ville, il organisa et promut des concerts caritatifs - notamment pour le bénéfice de la Croix Rouge. La même année, il fit l'acquisition d'un magnifique Guarnerius del Gesu de 1741, que son cousin Issac Wolfson avait obtenu pour lui. Plusieurs années auparavant, Ysaÿe avait hésité à acheter ce même violon. Cet instrument était le préféré du virtuose Henri Vieuxtemps (à l'enterrement de ce dernier, il avait été porté derrière le cercueil sur un coussin de velours, et est aujourd'hui connu sous le nom d' « ex-Vieuxtemps »), et est considéré comme l'un des meilleurs violons ayant jamais existé - tant par les experts que par les musiciens.

Pendant les dernières années de guerre, Philip Newman redoubla ses concerts pour les réfugiés, qui s'étendirent par la suite aux populations les plus défavorisées d'Afrique. En 1950, il quitta le Portugal pour une tournée en Angleterre, Belgique, Italie, Espagne et Allemagne. Il reçut d'excellentes critiques, de la part de critiques musicaux autant que de ses collègues musiciens. Les 22 et 23 novembre, il fit encore un apparition au Free Trade Hall de Manchester, où il joua le Concerto pour Violon de Beethoven avec le Halle Orchestra dirigé par John Barbirolli. En 1954, il accepta une série de 28 concerts au Congo belge et en Angola, mais juste avant la finalisation de ce projet, il apprit la mort de son père ; cependant, il continua sa tournée comme prévu. Il fit la connaissance d'Albert Schweitzer à Lambaréné et, à la fin de cette tournée, passa par Johannesburg où il enregistra des œuvres de Paganini et le concerto de Beethoven pour la Compagnie Sud-Africaine d'Enregistrement.

A son retour en Europe, Philip Newman rejoignit son vieil ami Casals, pour jouer à l'ouverture du Festival de Prades. En 1962, il fonda le Festival de Pollensa, qui devint son activité principale pendant les dernières années de sa vie. De nombreux artistes jouèrent à ses côtés au cours de ces festivals (par exemple, Ruggiero Ricci, Pierre Fournier et Friedrich Guida furent programmés une année). Le dernier concert de Newman eut lieu le 4 septembre 1966 lors de l'un de ces festivals ; il joua sa dernière pièce sur la demande d'un journaliste ce soir-là : le Recitativo and Scherzo de Kreisler. Une tournée en URSS était programmée, mais Philip Newman mourut d'un arrêt cardiaque, dans sa chambre d'hôtel de Majorque, le 23 novembre 1966 - un an jour pour jour après sa chère amie la Reine Elisabeth. Ironiquement, il était attendu ce soir là sur le plateau d'une émission télévisée commémorant le premier anniversaire de la mort de la Reine.

Tout au long de sa carrière, Philip Newman reçut de nombreux honneurs et récompenses. En Belgique, il fut nommé Officier de l'Ordre de la Couronne. Le Portugal lui offrit sa plus haute récompense : Chevalier commandeur de l'ordre de St Jacques de l'Épée et, pour son travail pendant les années de guerre, il fut décoré de l'Ordre de St Jean et l'Ordre du Christ. Il reçut aussi les médailles Ysaÿe et Reine Elisabeth de Belgique, puis l'Ordre du Mérite et l'Ordre Léopold. Enfin, il fut récompensé de son travail par la commande d'un portrait de lui, qui se trouve à présent à la Galerie Nationale de Lisbonne.
  • Biographie
En savoir plus
David Oistrakh
Russie (Fédération de), °1908 - 1974
David Oistrakh est considéré comme le plus grand violoniste soviétique de la seconde moitié du XXème siècle. Les enregistrements qu'il a laissés englobent presque l'intégralité du répertoire « classique » de violon jusqu'à Prokofiev et Bartok. Ses études de violon commencèrent en 1913 avec Pyotr Stolyarsky. Peu après, il entra officiellement dans la classe de Stolyarsky au Conservatoire d'Odessa, dont il sortit diplômé en 1926, après avoir joué le Concerto pour violon No. 1 de Prokofiev. Ses performances du Concerto de Glazunov à Odessa et Kiev lui donnèrent l'assurance suffisante pour aller à Moscou. Il y fit ses débuts en 1929, mais l'événement ne fut pas du tout remarqué. Cependant, en 1934, après plusieurs années patiemment utilisée à affiner son art, il fut invité à entrer au Conservatoire de Moscou comme professeur, à plein-temps à partir de 1939.

Pendant ce temps, David Oistrakh gagnait en notoriété dans l'univers des concours : il remporta le concours Inter-Ukraine en 1930, et Inter-Soviétique trois ans plus tard. En 1935, il gagna le second prix au Concours Wieniawski. En 1937, le gouvernement soviétique envoya le violoniste au Concours Yasÿe, où il remporta le premier prix.

Après cette victoire à Bruxelles, les compositeurs soviétiques commencèrent à prêter attention à leur jeune compatriote, et lui permirent de travailler aux côtés de Miaskovsky et de Khachaturian dans leurs concertos, respectivement en 1939 et 1940. De plus, son amitié pour Shostakovich poussa le compositeur à écrire deux concertos pour violon. Le premier concerto fut créé par Oistrakh lui-même lors de ses triomphants débuts américains en 1955. Pendant les années 1940, le planning de concerts chargé de David Oistrakh le mena dans toute l'URSS, mais il dut attendre les années 1950 et le relatif apaisement de tensions politiques pour se lancer dans sa carrière internationale, et être accueilli dans les capitales du bloc ouest.

Les dernières décennies de sa vie furent consacrées à maintenir le plus haut niveau d'excellence tout au long de son épuisant emploi du temps de tournées (il se rendit six fois aux États-Unis dans les années 1960), et il se lança dans une carrière parallèle de chef d'orchestre, courte mais couronnée de succès. Il mourut soudainement à Amsterdam en 1974, pendant un cycle de concerts dédié à Brahms, au cours duquel il jouait et dirigeait.

Tout au long de sa carrière, David Oistrakh fut loué pour sa personnalité honnête et chaleureuse ; il entretenait des relations très proches avec les plus grands musiciens de son époque. Sa technique violonistique était sans défaut, car il n'admettait jamais que des problèmes physiques ne l'empêchent de dominer ses performances musicales. Il exigeait constamment - de lui-même et de la part de ses élèves - une maîtrise, une intelligence et une émotion musicales équilibrées, quel que soit le style de jeu ou de musique. David Oistrakh pensait que l'essence d'un violoniste était communiquée par une utilisation intelligente et subtile de l'archet, et pas uniquement par l'utilisation excessive d'un vibrato expressif. A cette fin, il développa une technique du bras droit remarquablement flexible, détendue et capable de produire toute une palette de nuances aussi bien délicates que capables de produire un son large et résonnant.

En tant que professeur, David Oistrakh soutenait qu'un professeur ne devait pas faire plus que le nécessaire afin de guider l'élève vers ses propres solutions face à ses problèmes techniques ou d'interprétation. Il jouait rarement pendant ses cours, craignant de distraire l'élève et de l'empêcher de développer une approche individuelle à la musique. Peut-être que l'une des preuves les plus évidentes du don pour l'enseignement d'Oistrakh est qu'il apprit autant que ses élèves pendant les leçons qu'il leur donnait.
  • Biographie
En savoir plus
Joseph Szigeti
Hongrie (Rép.), États-Unis, °1892 - 1973
En savoir plus
Piano 2020 reporté en 2021
Déroulement d'un concours
S.M. la Reine Mathilde
Jurys des concours de piano
Ce site utilise des cookies afin de vous fournir la meilleure expérience possible.
En cliquant sur « ACCEPTER » ou en poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l’utilisation de cookies sur votre navigateur web. Pour plus d’informations sur notre politique de cookies et les différents types de cookies utilisés, cliquez sur En savoir plus
ACCEPTER